"Vive la crise" s'exclame le Président de la République... "Comment y remédier" disent les Socialistes...
mardi 30 septembre 2008, à 16:37 - Regard sur l'actu
Alors que les plus grosses incertitudes pèsent sur les grandes places financières mondiales, alors que les effets de cette crise risquent fort de retomber sur les épaules des "citoyens du monde", alors que la situation est à l'inquiétude et à la peur du lendemain, le président de la République profite de cette crise pour s'éxonérer de toutes les erreurs et injustices accumulées depuis son arrivée aux commandes de l'Etat.
Paquet fiscal, cadeaux aux plus nantis ont été oubliés par le président de la République lorsqu'il a évoqué les solutions pour tenter de sortir de la crise... Il a préféré évoquer la disparition de plus de 30 000 emplois publics et d'autres mesures touchant directement la population (nouvelles taxes...) pour expliquer comment son "génie" allait nous sortir de la crise... Raté!
Pourtant, il convient de prendre des dispositions très volontaires pour éviter que les relents de la catastrophe ressentis aux Etats-Unis ne créent une onde de choc encore plus importante en Europe... Ce n'est pas impossible dans cette crise tout à fait immorale où ceux qui se sont particulièrement enrichis, seuls et sans partage, demandent aujourd'hui que soit fait appel à la solidarité, à l'unité nationale pour sortir du marasme.
Tout le monde paiera pour les Etats-Unis. Car, comment le budget fédéral est-il équilibré, alors qu’il va sans doute y avoir un déficit de l’ordre de 10 à 12 % de la richesse nationale américaine ? C’est l’épargne mondiale qui viendra au secours du budget américain. L’épargne des pays émergents, paradoxe des paradoxes. Mais, l’épargne aussi de l’Europe. Et nous aurons aussi à subir, s’il n’est pas mis bon ordre grâce à une conférence internationale, les fluctuations du dollar qui, nécessairement, seront plutôt à la baisse qu’à la hausse et qui mettront encore plus en difficulté les entreprises, compte tenu du rapport entre l’euro et le dollar.
Nous, Socialistes, n'attendons pas que les solutions ne nous tombent (ou ne tombent pas...)du ciel. A la suite de notre Premier Secrétaire, François Hollande qui a tenu une remarquable conférence de presse à ce sujet, ce lundi, nous voulons être force de proposition.
Le billet qui suit et qui reprend les idées que je partage totalement avec François Hollande donne des explications simples et réalistes des causes de la crise et surtout, à l'inverse du président de la République, ne se contente pas de dramatiser la situation mais propose des solutions concrètes aptes à régler les problèmes les plus urgents.

