C'est pas d'ma faute, c'est d'celle de la presse...
Depuis mai 2007, moment où le président de la République a pris ses quartiers, où le gouvernement de la France et son chef suprême ont si souvent prouvé leurs préférences sociales en faveur... des plus nantis, depuis mai 2007, nombreux ont été les exemples de détournement des responsabilités... C'est pas d'ma faute, dit le président, si rien ne va dans ce pays... C'est d'la faute de tous les autres qui ne font que lui mettre des bâtons dans les roues...
Ce gouvernement et son chef n'ont eu de cesse, durant ces deux ans et demi de monter, systématiquement les Français les uns contre les autres pour allumer des pare-feux aptes à dissimuler leurs errances...
Ce fut le cas pour les enseignants (lorsqu'est sortie, par le "plus grand des hasards" une enquête sur l'absentéisme...), ce fut le cas des banquiers au début de la crise, ce fut le cas de quelques grands patrons qui ont servi la cause de la démagogie présidentielle... Aujourd'hui, ce sont les journalistes qui trinquent ! Ils sont au centre des attaques ciblées du président de la République et de ses sbires disciplinés...
C'est bien connu. ce sont les journalistes qui ont créé la crise... Ce sont eux qui ont écrit le livre de Frédéric Mitterrand et qui pendant que ce dernier clamait la défense de Polanski, forçaient, pistolet sur la tempe, d'autres ministres à promouvoir la castration chimique... Ce sont eux qui ont inventé de toutes pièces cette idée "géniale" de rémunérer les lycéens pour qu'ils aillent en cours... Ce sont eux, ah les fourbes, qui bloquent la grippe A et qui font que Jean Sarkozy, l'héritier du trône, n'a que 22 ans et un papa, un tonton (M. Balkany), une tatie (Mme Balkany) particulièrement attentionnés...
Ce sont également les journalistes qui ont souri avec bienveillance lorsque le candidat, "homme de paille" de Dassault a été élu de 27 voix à Corbeil en clamant que l'ancien maire, invalidé par la justice, venait de regagner les élections municipales... Ce sont les journalistes qui, avec tout leur cynisme, ont certainement obligé Madame Dassault à dire que l'honneur de son mari était lavé... Ce sont eux, ces sacrés journalistes, qui se sont battus les flancs en soufflant à l'oreile d'Hortefaux des blagues de "bof" et un rien racistes... Non, je ne pense pas... Les journalistes n'ont fait que reprendre la réalité des choses !
Les journalistes sont au pilori... Et l'Elysée a délivré, en fin de semaine dernière la meute de ses plus "fins" serviteurs pour discréditer à grandes envolées les plumitifs, les éditorialistes de France et de Navarre... Pas assez disciplinés... Pas assez bienveillants... Pas assez aveugles sur les errances gouvernementales et présidentielles.
Darcos s'y est mis... Bertrand aussi, bien sûr ! Rama Yade, en bonne sportive, a pris le sillage... Que dire de Lefevre qui parvient à hisser sa soumission et son agressivité au niveau artistique... Même Douillet s'y est mis lors de sa victoire aux législatives dans une circonscription taillée sur mesure... Ahlala... Pas terrible tout cela mais la preuve que l'Elysée est redoutablement organisée.
Lorsque la polémique s'est faite autour du génie de fils du président de la République, ils ont été une dizaine à intervenir dans différentes émissions télévisées et à tenir exactement le même discours. Il est sûr que tous avaient reçu une note dactylographiée leur rappelant ce qu'ils avaient à dire ! Aujourd'hui, nous ne parlons même plus de "députés godillots" mais de "ministres godillots" en poste, avant tout, pour porter la parole dictée par l'Elysée... Ca c'est de l'indépendance... Et tout de même, pour ce qui concerne les journalistes, un tout petit peu "surfait".
Clamer aussi fort que la presse ne cherche que la perte du président de la République, c'est tout de même oublier TF1, les chaînes publiques pas réellement gauchistes, le Figaro qui ouvre avec tant de complaisances ses colonnes, Paris Match qui, pourtant, a l'outrecuidance de parler plus d'Obama que de Sarkozy, etc...
Alors maintenant, il faut bien l'avouer : les journalistes en grande majorité ne disent pas de bien de l'action du gouvernement et du chef suprême. Ce qui n'est pas anormal dans le sens où ce gouvernement et son chef suprême ne font vraiment pas grand-chose de bien et sont au centre de tant de polémiques stériles mais que personne n'a inventées à part eux... Et si finalement il arrivait aux journalistes de dire la vérité. Le problème étant que le chef de l'Etat, quand il se rase ou pas, est convaincu qu'il est le seul détenteur de cette vérité...
mardi 20 octobre 2009, à 16:51
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Commentaires
1. Le mardi 20 octobre 2009 à 17:27, par corneille
2. Le mardi 20 octobre 2009 à 18:13, par marc du 59
3. Le mardi 20 octobre 2009 à 20:39, par xavier
4. Le mardi 20 octobre 2009 à 22:28, par bernard
5. Le mardi 20 octobre 2009 à 23:30, par Gérard
Réponse de Michel Delebarre le mercredi 21 octobre 2009 à 14:48
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