Les salariés de Rexam, parlent du sabordage de leur usine qui, malgré les difficultés de cette année, génèrera encore des bénéfices... Ils ne veulent en aucun cas croire les raisons de non rentabilité évoquées par les responsables mondiaux du groupe pour fermer une usine qui, depuis son ouverture, enregistre des chiffres plus qu'intéressants. A tel point que cette unité de production compte dans sa hiérarchie... un directeur financier !

Pour ma part, je suis particulièrement circonspect sur la manière de faire des responsables de Rexam : je ne comprends par exemple pas qu'il n'y ait jamais eu la moindre alerte si raison économique il y a... Je ne comprends pas qu'on n'ait pas mis en oeuvre la moindre capacité d'adaptation d'une usine dont les salariés sont incontestablement capables de diversifier leurs productions... Enfin, je ne comprends pas pourquoi Rexam refuse toute idée de reprise de l'usine, préférant empêcher le développement de quelque concurrence, se réservant le droit de reprendre la production dans... trois ans! Et l'indiquant avec un rien de cynisme dans le plan social présenté aux salariés...

Je partage la circonspection des salariés et pense que les arguments économiques ne tiennent pas... Un CE extraordinaire avait lieu hier afin d'entendre le rapport du cabinet d'expertise sur le véritable état de santé économique du groupe et de son unité gravelinoise.

C'est pourquoi j'ai immédiatement rédigé un courrier à l'adresse de Christian Estrosi, ministre de l'Industrie (Télécharger le courrier que j'ai fait parvenir au ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, au format pdf) auquel je demande d'intervenir pour le maintien de l'activité de cette unité qui, de plus, a pu bénéficier de facilités fiscales pour lancer sa production... Je demeurerai très vigilant, avec les autres représentants politiques du territoire, sur les suites qui seront données à ce douloureux dossier qui pourrait toucher 150 familles du Dunkerquois.