A Petite-Synthe, vingt ans après la chute du Mur de Berlin, on a invité les "murs de la honte" à tomber...
Il y a tout juste 20 ans, la chute du «mur de la honte» a bouleversé un monde bipolaire voué aux antagonismes de la guerre froide. La liberté et la fraternité reprenaient une partie de leurs droits et la chute du mur de Berlin allait en devenir le fier symbole. L'effervescence engendrée par ce moment d’Histoire prédisposait chacun à imaginer un monde bien meilleur, un monde où l'Humanité dans son ensemble allait pouvoir enfin s'émanciper. Tout ne s'est pas arrangé, ce jour-là. Des murs de la honte, réels et virtuels existent encore... Mais le symbole de ce 9 novembre 1989 était énorme...
Comme de nombreuses villes européennes, la Ville de Dunkerque a souhaité témoigner de l’importance d’un événement sans lequel l’Union européenne ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Tout un symbole pour notre ville qui a vécu, d’une certaine manière, au travers de son jumelage avec la Ville de Rostock, ville portuaire de l’ex-RDA, cet événement avec passion. En reconstituant ces dernières semaines, dans le quartier de Petite-Synthe, un mur, la municipalité rappelait à tous la force de cet événement symbolique. Un mur construit pour pouvoir le détruire...
Huit mètres de long sur un mètre quatre-vingts de haut. Reproduction miniature du mur de Berlin, cet édifice érigé il y a quelques semaines en face de la Mairie de quartier de Petite-Synthe a servi à la réalisation d’une émouvante et cristallisante cérémonie. Lundi, en fin d’après-midi, je donnais ainsi les premiers coups de masse, très vite rejoint par les nombreux enfants, pour que tombe une fois encore ce «mur de la honte».
A l’initiative de Zoé Carré, mon Adjointe chargée de la promotion de l'égalité et des droits de l'Homme, et de la lutte contre les discriminations, et en concertation avec les enseignants des collèges Jean-Zay et Lucie-Aubrac et les maisons de quartier, la construction de ce mur a marqué le quotidien des habitants du quartier. Au fil des jours, artistes et adolescents y ont apposé dessins et messages de paix à la manière de ce que beaucoup de Berlinois de l’Ouest faisaient il y a un peu plus de vingt ans. Une manière pour nos jeunes Dunkerquois d’appréhender de manière ludique et enrichissante un événement qu’ils n’ont pas connu mais dont on retrouve, malheureusement, des parallèles saisissants dans notre monde d’aujourd’hui.
Si à l’Est, un mur s’est effondré, il y a vingt ans, ouvrant la fenêtre des plus grands espoirs, force est tout de même de constater que d’autres constructions de ce type sont toujours là. Des murs physiques comme au Mexique, en Palestine et ailleurs, mais aussi d’autres, abstraits, qui, au quotidien marquent et aggravent les discriminations et les inégalités des peuples. Tout ces murs, il nous faudra les abattre avec force et détermination. Quand certains s’empressent de refaire l’Histoire à leur profit et à leur sauce, nous, à Dunkerque, nous empressons de saisir nos "pioches" politiques pour que tombent au plus vite ces «murs de la honte».
mardi 10 novembre 2009, à 22:41
Regard sur l'actu
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Commentaires
1. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:55, par Philippe SANSON
Réponse de Michel Delebarre le mercredi 11 novembre 2009 à 21:49
2. Le jeudi 12 novembre 2009 à 12:13, par damman
3. Le samedi 14 novembre 2009 à 07:27, par Hélène
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