Une énorme émotion à la suite du décès de Timoteï Potisek
Timoteï est décédé... Mardi, vers 16 h après trois jours durant lesquels l'espoir était devenu impossible. Timoteï Potisek s'en est allé, à 25 ans, victime de sa passion de la moto suite à une terrible chute, vendredi, lors d'une séance d'entraînement sur le terrain de moto-cross de Loon-Plage.
Mon émotion est très forte car ce garçon que j'avais marié à Aurélie, voici quelques mois était particulièrement attachant. Il m'avait marqué par l'éclat de son sourire, sa sympathie naturelle et son tempérament que l'on devinait volcanique. Il était un Dunkerquois, un champion dunkerquois fier de sa région, fier de sa famille, de son père Rudy qui lui avait montré le chemin de la passion en ayant lui-même connu une très grande carrière... Rudy qui, avant son fils Tim avait été un petit prince de cette satanée moto, envoûtant les foules par la science, l'audace de ses trajecrtoires... Bien avant Tim, Rudy avait lui aussi payé un cher tribut à cette passion dévorante, gravement blessé lors d'une compétition à Bercy. C'est à Rudy, c'est à Marie-Annick son épouse, c'est à Aurélie, c'est à Matteï, Sergeï, les frères de Timoteï que je pense si fortement aujourd'hui.
Timoteï était un champion... Un passionné qui avait réalisé le rêve de son père en s'imposant à deux reprises à l'Enduropale, cet "Enduro du Touquet" épreuve mythique pour tous les amoureux de la moto sur sable... Timoteï était un champion de la graine, comme le dit Didier Dupuis dans la Voix du Nord d'aujourd'hui, de la graine des Pascal Leys, des Loïc Leferme, eux également disparus très et bien trop tôt, victimes de leur passion, l'un de la voile, l'autre de la plongée en apnée, le troisième du moto-cross.
Ces jeunes-là n'ont pas eu le temps de vieillir mais ils l'ont eu pour forger leur légende. et quelle légende ! La légende Timoteï Potisek est née depuis longtemps. Peut-être en même temps que lui... Elle s'est nourrie de cette incroyable manière de manier la moto sur ces terrains constamment entamés de sable ou de boue... Il glissait. Il volait... Elle est née de ce tempérament, de cette famille, de cette sympathie illimitée... La légende Timoteï Potisek ne fera que se renforcer avec sa disparition.
J'ai eu l'occasion, hier, peu après le décès de Timoteï de parler avec Rudy et Marie-Annick, ses parents. Je leur ai dit toute mon affliction, toute mon émotion à l'annonce de ce drame et de ses conséquences. Il leur faudra du courage, beaucoup de courage pour tenter de surmonter cette épreuve que des parents ne peuvent surmonter...
Nous serons bien entendu près d'eux s'ils en éprouvent le besoin, la nécessité... Même si dans de telles circonstances, les mots n'ont qu'une valeur tout à fait minime, je voudrais que les miens puissent leur signifier toute ma sympathie, tout mon soutien, toute ma tristesse de voir ainsi disparaître un si jeune homme, habité d'une si grande joie de vivre, d'une inextinguible soif de vaincre et de vivre sa passion. Vivre sa passion jusqu'à en mourir...
Je serai bien entendu présent, samedi à 14 h à l'église Saint-Eloi, lors des obsèques de ce jeune Dunkerquois dont tout Dunkerque doit être fier aujourd'hui. Des obsèques en forme de communion des peuples de la moto et du Dunkerquois...
mercredi 11 novembre 2009, à 16:10
Regard sur l'actu
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Commentaires
1. Le jeudi 12 novembre 2009 à 08:24, par marlice
2. Le jeudi 12 novembre 2009 à 09:54, par jérôme HALLER
3. Le jeudi 12 novembre 2009 à 16:38, par COLIBRI
4. Le jeudi 12 novembre 2009 à 21:50, par DOROTHEE
5. Le samedi 28 novembre 2009 à 09:22, par sylvie
Réponse de Michel Delebarre le dimanche 29 novembre 2009 à 19:11
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