Comble de la reculade, il a décidé de convoquer les présidents des associations de maires à l’Elysée le vendredi 20 novembre à la tête d'une délégation de 700 maires choisis. Une manière d’amener ces «vilains frondeurs» sur un terrain qu’il estime lui être plus favorable. L’ambiance feutrée du Palais de l’Elysée suffirait-elle à contenir la grogne d’élus locaux qui voient fort justement tout le danger pour la France et les Français de ces réformes?

Ces projets pour les territoires (réforme territoriale, suppression de la taxe professionnelle, et redécoupage électoral) suscitent l’inquiétude légitime des Français et des élus qui voient, une nouvelle fois, communes, intercommunalités, départements et régions de France attaqués de toutes parts. Peu semblent dupes de la manoeuvre et du semblant de bon sens que l’on cherche à lui donner. Et c’est bien là la raison qui pousse aujourd’hui le Chef de l’Etat a refusé de s’expliquer devant les élus locaux: la «poudre de perlimpinpin» n’a pas eu les effets escomptés !

Devant cette dérobade, nous avons décidé, élus socialistes, de ne pas nous rendre à l’invitation manipulatrice et outrancière du Chef de l’Etat. Nous restons convaincus qu’il lui revient bien plus d’assumer les responsabilités de sa charge et d’accepter de venir dialoguer là où les élus locaux sont rassemblés par milliers: au Congrès des Maires les 17 et 18 novembre prochain.