Le président de la République fuit les maires...
L’image qu’il aime à diffuser lui donne le courage, la persévérance et la témérité des grands Hommes. C'est sa communication, celle d'un président de la République que nous pensons plutôt présomptueux, entêté et craintif. Mais de là à fuir devant les élus du peuple français par peur d’assumer un projet de réforme devenu son cheval de bataille, il y a là de quoi s’inquiéter fortement !
Point de trace, cette année, dans le programme du Congrès des Maires, d’une clôture par le Président de la République, contrairement à ce qui était devenu une tradition. Sous couvert d’incompatibilité d’agenda, le Président de la République a décidé de ne pas se rendre les 17 et 18 novembre prochains au Congrès des Maires où les projets de réforme territoriale et de suppression de la taxe professionnelle devraient être sur toutes les lèvres. Craignant probablement la colère et les protestations fondées d’une très large majorité des élus locaux, tout bords confondus, le Chef de l’Etat semble préférer la fuite à un véritable échange républicain.
Comble de la reculade, il a décidé de convoquer les présidents des associations de maires à l’Elysée le vendredi 20 novembre à la tête d'une délégation de 700 maires choisis. Une manière d’amener ces «vilains frondeurs» sur un terrain qu’il estime lui être plus favorable. L’ambiance feutrée du Palais de l’Elysée suffirait-elle à contenir la grogne d’élus locaux qui voient fort justement tout le danger pour la France et les Français de ces réformes?
Ces projets pour les territoires (réforme territoriale, suppression de la taxe professionnelle, et redécoupage électoral) suscitent l’inquiétude légitime des Français et des élus qui voient, une nouvelle fois, communes, intercommunalités, départements et régions de France attaqués de toutes parts. Peu semblent dupes de la manoeuvre et du semblant de bon sens que l’on cherche à lui donner. Et c’est bien là la raison qui pousse aujourd’hui le Chef de l’Etat a refusé de s’expliquer devant les élus locaux: la «poudre de perlimpinpin» n’a pas eu les effets escomptés !
Devant cette dérobade, nous avons décidé, élus socialistes, de ne pas nous rendre à l’invitation manipulatrice et outrancière du Chef de l’Etat. Nous restons convaincus qu’il lui revient bien plus d’assumer les responsabilités de sa charge et d’accepter de venir dialoguer là où les élus locaux sont rassemblés par milliers: au Congrès des Maires les 17 et 18 novembre prochain.
jeudi 12 novembre 2009, à 20:39
Regard sur l'actu
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Commentaires
1. Le samedi 14 novembre 2009 à 09:41, par MS
Réponse de Michel Delebarre le samedi 14 novembre 2009 à 18:55
2. Le lundi 16 novembre 2009 à 00:23, par bernard
3. Le mardi 17 novembre 2009 à 11:55, par Philippe
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