Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, je me rendrai ces mardi, mercredi et jeudi au sommet mondial de Copenhague sur le climat dans le cadre de la délégation du Comité des Régions européennes dont je suis le Premier vice-président. Je pars à Copenhague avec la ferme intention de pouvoir rappeler dès que l'occasion s'en présentera, l'importance des collectivités territoriales dans le débat sur le climat. Je l'ai d'ailleurs rappelé lors de mon intervention sur France Culture, ce matin, dans le cadre de l'émission "En toute franchise". J'ai rappelé que ce serait une erreur d'omettre, lors de ce sommet mondial, les collectivités territoriales dans les phases de réflexion et de mise en oeuvre des décisions. Ceci pour la bonne raison que ces mêmes collectivités sont aujourd'hui incontournables sur la problématique des dégagements de gaz à effet de serre... Car les axes directs de lutte contre cet effet de serre sont :
  • Toutes les questions qui relèvent du logement et de l'habitat (en ce sens l'expérience de thermographie aérienne menée à Dunkerque est exemplaire)
  • Les modalités de transport des personnes
  • les réflexions sur la ville de demain, contre l'étalement urbain sur la "ville intense".
Or ce sont différentes dimensions gérées en majeure partie par les collectivités urbaines. c'est ainsi que lorsque toutes les décisions seront prises à Copenhague et ailleurs concernant la limitation des dégagements de gaz à effet de serre, la mise en oeuvre dépendra à 30% des états et 70% des collectivités territoriales. D'où l'importance primordiale de leur représentation à Copenhague. J'y rencontrerai de nombreux représentants de collectivités. Comme la présidente d'un groupement de collectivités des Etats-Unis, groupement né sous la direction Bush, en réaction au refus américain de signer le protocole de Kyoto.

Pour en revenir à un débat plus national, l'importance des collectivités dans l'après-Copenhague me fait poser des questions toujours plus précises quant à ce que veut faire le gouvernement avec les collectivités dans le cadre de sa réforme. Il faudra des moyens, beaucoup de moyens pour mettre en oeuvre les décisions prises. Ce n'est pas en supprimant la taxe professionnelle sans nous annoncer clairement par quoi elle sera remplacée que l'Etat français aidera les collectivités à jouer leur rôle... Une nouvelle incohérence de la part du président de la République et de ses amis qui se font clairement passer pour les chevaliers blancs de la lutte climatique... mais qui savent très bien, en ne se souciant pas de l'avenir des collectivités françaises, que la mis en oeuvre de tout ce qui sera décidé à Copenhague et lors des prochains rendez-vous sera impossible si les moyens des collectivités sont ne serait-ce qu'égratignés.