Je l’ai répété et le répète encore souvent: le commissariat de Dunkerque souffre d'une carence persistante de ses effectifs qui ne peut qu’entraver la bonne sécurité de tous. Alors lorsque, sans qu’aucune information officielle n’ait été donnée aux élus concernés (ni aux policiers eux-mêmers...), les rumeurs s’amplifient annonçant la «fusion» des circonscriptions de sécurité publique de Dunkerque et de Gravelines, je ne peux m'empêcher de penser que le gouvernement n’a trouvé comme seul moyen pour palier le sous-effectif du commissariat de Dunkerque que de supprimer celui de Gravelines. Une «solution» qui n’en est pas une...

A l’heure où de nombreux élus socialistes réinventent avec succès (comme à Aulnay-sous-Bois, Lyon, Aubervilliers ou Toulouse) une sécurité de Gauche empreinte de médiation, de dialogue, de proximité et de présence humaine sur le terrain, je m'inquiète des orientations inverses prises par le gouvernement. C’est bien plus en renforçant les interlocuteurs de terrain, en favorisant le dialogue et la connaissance sociologique des différents quartiers qui composent nos villes que nous pourront relever le défi d’une sécurité efficace et juste.

Si elle est avérée, cette décision de «fusionner» les commissariats de Gravelines et de Dunkerque, interviendra au moment même où s’engage une réflexion sur l’opportunité de la surveillance vidéo au sein de notre ville. Déjà dubitatif sur l’efficacité de ce système, la réduction d’effectifs de police sur notre agglomération m'incite à penser que de plus en plus, les gouvernants tendent à vouloir remplacer le policier par des caméras ce qui, ne représente pas, loin s'en faut, une solution idéale. Je préfère et de beaucoup, une paire d'yeux policiers que des caméras sans distinction...

Aussi, soucieux de cette annonce et des conséquences qu’elle risque d’entrainer sur notre quotidien, j’ai tenu à intervenir auprès de Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités locales, pour lui faire part de mes inquiétudes (Télécharger le courrier à l'adresse du ministre de l'Intérieur au format pdf)