La responsabilité de Total et de l'Etat est totalement engagée dans l'avenir économique du Dunkerquois
Les rumeurs vont bon train dans le dossier de la Raffinerie des Flandres Total à Dunkerque dont "La Tribune" annonce aujourd'hui (sans grand fondement d'ailleurs...) la prochaine fermeture.
Pour ma part, en attendant que se déroule le comité central d'entreprise, je tiens à demeurer sur ma réserve pour ne pas risquer de fausser les décisions vitales qui concernent les salariés de Total et de ses sous-traitants.
J'ai toutefois voulu rappeler par voie de presse les demandes que j'ai déjà pu faire aux responsables du groupe Total ainsi qu'aux représentants de l'Etat. les uns comme les autres ont une responsabilité importante dans ce dossier, une responsabilité qui influera sur l'avenir économique du Dunkerquois.
Par ailleurs c'est au nom du groupe socialiste mais plus particulièrement des députés socialistes et apparentés du littoral (Christian Hutin et moi-même) que Bernard Roman posera une question au gouvernement ce mardi lors des traditionnelles questions de l'assemblée nationale.
Le texte du communiqué de presse est repris ci-dessous.
A juste titre - et comme beaucoup ! - je suis préoccupé et inquiet de l’avenir de la Raffinerie TOTAL située à Dunkerque.
Si je réserve mes propos s’agissant d’un dossier dont la responsabilité première revient au groupe TOTAL, c’est pour ne pas fausser des décisions qui concernent plus de 350 emplois en direct et près de 400 emplois en sous-traitance.
Ce dossier est majeur pour notre agglomération dunkerquoise et si aucune annonce officielle n’a encore été prononcée, je pense que TOTAL et le Gouvernement doivent assumer l’ampleur des conséquences qu’aurait une décision de ne pas poursuivre l’activité raffinerie et répondre aux questions suivantes :
- Quel serait le devenir des centaines d’emplois directement affectés ?
- Quelles propositions d’emplois industriels seraient annoncées avec la certitude et la ferme ambition de les mettre en oeuvre ?
- Quelles dispositions et perspectives pourraient concerner les centaines d’emplois des salariés qui, dans les firmes sous-traitantes, travaillent en liaison étroite avec la raffinerie ?
- Quelles mesures seraient envisageables pour faire face à la disparition des millions de tonnes de trafic pour le Port de Dunkerque qu’assure la raffinerie ? Pour les activités portuaires directement affectées par ailleurs, quel dispositif est susceptible de pallier un effondrement de l’activité, dont le port de Dunkerque aurait à souffrir pendant les prochaines années ?
- Enfin, c’est tout un territoire, le Dunkerquois, qui serait affecté par une telle perspective : les collectivités locales, les projets de développement… Cela suppose que le groupe TOTAL et l’Etat se mobilisent pleinement pour donner à ce territoire les moyens de se diversifier et de poursuivre son développement.
Il y va de l’avenir du troisième port de France et du développement de l’une des premières plates-formes industrielles et énergétiques de notre pays.
Il va du destin de centaines d’emplois et de familles.
A cet effet et sans préfigurer de la décision finale du groupe TOTAL, l’agglomération dunkerquoise attend de la part de l’Etat un soutien fort et des annonces positives.
Si ce dernier et le groupe TOTAL ne sont pas capables de s’engager sur l’avenir de la Raffinerie alors il sera de leur responsabilité directe de s’engager sur l’avenir économique du Dunkerquois, pôle essentiel à l’avenir de la Région Nord – Pas-de-Calais.
Michel DELEBARRE Ancien Ministre d’Etat Députe, Maire de Dunkerque Président de la Communauté urbaine
lundi 25 janvier 2010, à 18:10
Regards sur le Dunkerquois
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Commentaires
1. Le mardi 26 janvier 2010 à 17:43, par ponot
Réponse de Michel Delebarre le mercredi 27 janvier 2010 à 09:34
2. Le mercredi 27 janvier 2010 à 20:28, par J.F.
3. Le mercredi 27 janvier 2010 à 21:38, par shérif
4. Le samedi 20 février 2010 à 16:01, par HELUWAERT
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