Je suis allé soutenir les grévistes de Total devant la raffinerie des Flandres de Dunkerque
Je me suis rendu, ce midi, à la Raffinerie des Flandres de Dunkerque afin d'assurer les salariés grévistes du soutien que je peux leur apporter dans le combat juste qu'ils mènent pour le maintien de leur activité sur le site de Mardyck.
Après avoir multiplié les interpellations (ministre de l'Industrie, conseiller économique de l'Elysée, responsables nationaux, européens et mondiaux du groupe Total), après avoir indiqué ce qui nous paraîtrait, à nous Dunkerquois, salariés du groupe Total, de ses sous-traitants, responsables de collectivités, totalement inacceptable en matière de mesure, après avoir accompagné la question orale du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, je tenais à montrer aux grévistes de la raffinerie tout le soutien que je leur apporte.
J'ai également signé le moratoire présenté par l'intersyndicale de Total indiquant combien il était difficilement concevable d'accepter une fermeture pure et simple d'une unité de raffinage alors que le groupe Total s'apprête à annoncer un bénéfice de plusieurs milliards d'euros.
Très attaché à l'industrialisation du Dunkerquois, vecteur d'emplois, très attaché également à la justice sociale bien mise à mal, ces derniers mois, du fait, certes, d'une importante crise économique mais également des profits toujours plus importants que veulent générer lers grands groupes avec la bienveillance du gouvernement, j'ai estimé tout à fait cohérent et légitime de rendre visite, ce midi, aux grévistes de la raffinerie Total de Dunkerque.
Ceci d'autant que je leur ai réaffirmé toute ma détermination à défendre l'emploi et l'activité sur le site de la raffinerie des Flandres. Rencontrant les délégués syndicaux centraux du groupe Total j'ai également pu leur indiquer mon intention d'interpeller de nouveau le ministre du Travail, Christian Estrosi, non plus sur le seul devenir de la raffinerie de Dunkerque mais sur l'ensemble de la politique de raffinage français. Il est important que notre pays puisse conserver son indépendance géographique de raffinage plutôt que de délocaliser ces activités comme cela semble être le cas actuellement.
Ma solidarité avec le combat mené par les salariés de Total est d'autant plus importante qu'il me semble que nous sommes tous embarqués dans la même "galère" collective... La disparition de la richesse économique d'une raffinerie et des 800 emplois qu'elle génère, directement ou indirectement, ne manquerait pas d'égratigner, également, les collectivités locales dont la mission est de permettre aux citoyens de se sentir bien dans leur ville, bien dans leur vie... Ce que ressentent les salariés de Total, ce sont tous les Dunkerquois qui, au fond d'eux-mêmes doivent le ressentir car c'est leur territoire qui est attaqué !
Le destin de la Raffinerie des Flandres sera scellé, lundi, lors du Comité central d'entreprise qui, enfin, donnera les véritables intentions des responsables du groupe Total... Mais je le dis, je le répète, ces intentions ne pourront exclure un maintien de l'emploi sur le site, un respect aussi fort pour les sous-traitants et une activité qui, quelle qu'elle puisse être, devra être pérenne sur le Dunkerquois.
mercredi 27 janvier 2010, à 16:09
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Commentaires
1. Le jeudi 28 janvier 2010 à 19:11, par Loulou
Réponse de Michel Delebarre le vendredi 29 janvier 2010 à 10:47
2. Le mardi 9 mars 2010 à 14:34, par Perruque
3. Le vendredi 30 avril 2010 à 22:07, par RF
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