Plus que jamais, Total et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités dans l’avenir de la raffinerie des Flandres de Dunkerque
Le comité central d'entreprise du groupe Total consacré au devenir de la raffinerie des Flandres à Dunkerque a accouché d'une souris... Aucune décision n'a encore été affirmée quant au matin ou à l'arrêt définitif de cette activité industrielle.
Pression des syndicalistes et des élus? Désir du gouvernement de gagner du temps et de repousser l'annonce d'une fermeture après les élections régionales? En tout cas ces quelques mois de "réflexion" que s'impose le groupe Total doivent lui donner l'occasion et l'obligation ainsi qu'au gouvernement de prendre leurs responsabilités dans un dossier qui, localement comme nationalement, aura une incidence forte sur l'avenir économique. Les élus comme les syndicats sauront, en tout cas, se montrter attentifs et vigilants à ce sujet...
Ils prouveront dès ce jeudi à 15 h, place Jean-Bart à Dunkerque qu'ils savent se rassembler pour défendre les intérêts de leur territoire.
Le Comité Central d’entreprise du Groupe TOTAL qui s’est tenu ce matin à Paris devait – et chacun le redoutait – prendre la décision de fermeture de la Raffinerie des Flandres située à Dunkerque.
Cela nous était indiqué ces derniers temps par bon nombre de responsables du groupe. Et puis ce matin TOTAL indique qu’il poursuit sa réflexion reportant à juin la décision sur l’avenir de la raffinerie.
Si la mobilisation des salariés et des élus a joué son rôle dans ce délai choisi par TOTAL on peut aussi légitimement se demander si certains ne veulent pas "jouer la montre" en reportant la décision à après les élections régionales.
Différentes annonces du Groupe TOTAL accompagnent cette décision.
Il appartient d’abord aux syndicats et aux salariés de faire connaître leur position à ce sujet même si des principes de base peuvent être énoncés : aucun licenciement chez les personnels de TOTAL et des garanties d’emploi sur le site de Dunkerque ; des dispositions intéressant directement l’activité des quelque 400 sous-traitants qui interviennent dans la raffinerie des Flandres ; des mesures en faveur du soutien à l’activité du Port de Dunkerque dont TOTAL est un client essentiel ; une stratégie de développement industriel et des activités du territoire dunkerquois autour du projet portuaire et de l’agglomération.
Mais il importe avant tout que l’Etat clarifie les perspectives de raffinage en France. Cela engage l’avenir de la Raffinerie des Flandres mais aussi celui d’autres sites.
Quelle est la politique industrielle de la France en cette matière ? Avoir une politique nationale de raffinage est une nécessité si le pays ne veut pas à terme dépendre d’importations. J’ ai demandé, la semaine dernière, au ministre chargé de l’Industrie d’organiser très rapidement une table-ronde à ce sujet, à laquelle seraient conviés toutes les parties prenantes concernées par ce sujet dont les organisations syndicales et les élus des territoires où se situent des raffineries.
L’Etat et TOTAL ont chacun leur part de responsabilité dans l’avenir du dunkerquois et dans celui des centaines de familles concernées.
lundi 1 février 2010, à 17:35
Regard sur l'actu
- #710
- Fil RSS
- Enregistrer ce billet au format PDF

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire