Ce nouveau revers, à mettre au passif déjà bien lourd du président de la République et du gouvernement de droite, pourrait être cocasse si nous n’étions pas confrontés à une situation particulièrement alarmante. Contrairement aux propos « rassurants » du Premier Ministre redevenu tel le temps d’une campagne électorale pour annoncer les mauvaises nouvelles, et de sa Ministre de l’Economie, la crise économique et surtout sociale est loin d’être terminée.

Ainsi, les experts de l’OCDE, qu’on ne peut taxer d’être de doux rêveurs, tablent sur une augmentation continue du chômage en 2010 en France. Il est donc plus qu’urgent de mettre en oeuvre une politique de sauvegarde des emplois, notamment dans le secteur industriel, dont manque cruellement la France aujourd’hui.

Comme d’habitude, ce sont les plus fragiles qui sont touchés de plein fouet. Les jeunes, les seniors et surtout les demandeurs d’emplois de longues durée. Ceux-là, malgré les déclarations du gouvernement, risquent bien de se trouver très bientôt au bout de leur allocation chômage. Ils seront sans doute plus d’un million en 2010. Et sans perspective sauf celles que leur proposent, par exemple, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais en terme d’accompagnement et de formation. L’Etat est le plus souvent absent sur ces dossiers.

Nous sommes au cœur de cette actualité, en ce moment, avec les problèmes de la raffinerie des Flandres qui touchent l’ensemble du Dunkerquois. Les collectivités territoriales dirigées par des membres du Parti Socialiste ou des forces de gauche, à commencer par la Communauté urbaine de Dunkerque et les mairies, vont bien au delà de leur compétences pour essayer de trouver, en dialogue constant avec les salariés et les organisations syndicales, des solutions durables et valorisantes.

A la fois pour que personne ne soit « sur le carreau » et qu’une solution industrielle soit proposée par Total pour assurer la pérennité de l’activité portuaire et de notre agglomération.