Visite aux aurores à la raffinerie des Flandres
Ce lundi aux environs de 7 heures, je suis allé rendre visite aux grévistes de la raffinerie des Flandres de Mardyck afin de les assurer de mon soutien dans leur lutte et d’entendre leur avis avant des rendez-vous infiniment importants pour l’avenir de l’entreprise à Dunkerque.
La tenue du Comité d’établissement extraordinaire, lundi prochain, l’organisation par l’Etat, dans la foulée, d’une table ronde «dunkerquoise» (vraisemblablement le 10 mars) regroupant responsables de Total, salariés, représentants des sous-traitants, du port, de l’agglomération, ainsi qu’une séance extraordinaire (sans doute le 15 mars) des conseils communautaire et de développement durable rassemblés pour entendre tous les éléments de ce dossier et faire le point sur le devenir de la Raffinerie des Flandres.
Je ne manquerai pas de véhiculer vers les représentants de l’Etat et les responsables du groupe Total les propos que j’ai pu échanger avec l’intersyndicale de la raffinerie, à la suite de ma visite au piquet de grève, ce matin.
Ma rencontre avec les représentants syndicaux de la raffinerie des Flandres, ce matin, d’abord au piquet de grève à l’usine puis à la communauté urbaine où j’ai accueilli une délégation de l’intersyndicale, est apparue très enrichissante.
J’ai pu échanger avec des représentants réfléchis alors que les récents événements (dont cette annonce d’une garantie de «survie» de cinq ans pour toutes les raffineries du groupe... sauf celle de Dunkerque) auraient pu les révolter de manière inconsidérée au mépris d’une action concertée et organisée.
C’est néanmoins avec une réelle détermination que les représentants SUD, CGT et FO ont pu me faire part des différentes hypothèses sur le devenir de l’entreprise à Dunkerque.
Le moins que nous puissions affirmer est que nous sommes en phase pour estimer que le groupe Total, aujourd’hui, ne peut ainsi de désengager du territoire dunkerquois au détriment des salariés de la raffinerie, de ceux des presque trois cents sous-traitants qui interviennent sur le site, mais également de l’activité portuaire de Dunkerque et d’une agglomération dont la politique privilégie la défense de l’emploi et le développement économique durable.
Les membres de l’intersyndicale, comme moi, pensons que le groupe Total, aujourd’hui, même s’il ne peut assurer la pérennité à longue échéance du raffinage (Ce sujet devra être débattu lors de la table ronde nationale promise par le gouvernement lors du deuxième trimestre) a pour devoir de proposer une alternative industrielle et crédible, apte à faire appel aux incontestables savoir-faire professionnels des salariés de l’entreprise et des sous-traitants et à préserver l’activité portuaire dunkerquoise.
Le groupe parviendra-t-il à présenter ce projet crédible de manière précise, lors du Comité d’établissement extraordinaire du 8 mars? L’intersyndicale autant que moi est dubitative à ce sujet... mais je plaiderai pour qu’un accord réel soit pris, entre les intervenants à cette réunion.
Il faut aujourd’hui remporter la lutte contre la fermeture d’un site sans réelle perspective industrielle, contre la suppression d’emplois. Cette lutte demande du temps. Du temps de réflexion, du temps de travail et du temps d’adaptation. Je le rappellerai, dès que possible avant le 8 mars, aux responsables du groupe Total.
lundi 1 mars 2010, à 19:50
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