Trois heures de discussion n'ont pas été superflues pour boucler une première table ronde régionale sur le devenir de la Raffinerie des Flandres de Dunkerque... Chacun, sundicalistes, représentants du groupe Total, représentants du Port, de la Chambre de commerce des organisations patronales (MEDEF et CGPME), représentants de l'Etat, du conseil régional et, enfin, de l'agglomération, a pu donner son avis, ses espoirs, ses demandes et décisions quant à l'avenir de la Raffinerie des Flandres.(voir à la fin de ce billet le reportage de France 3 à ce sujet)

Il était particulièrement évident, lors de ce tour de table que la réunion du Comité Central d'Etablissement, lundi dernier, n'a pas, loin s'en faut, donné satisfaction quant à l'alternative industrielle en cas d'arrêt du raffinage. Il me semble évident que la situation ne pourra évoluer tout le temps où les responsables du groupe internationale ne parviendront pas à présenter un projet industriel crédible aux salariés de la raffinerie.

Certes, les emplois sont annoncés comme garantis au sein de l'entreprise, certes Total a parlé d'un centre d'assistance technique, d'un centre de formation au raffinage, d'une cellule de stockage, certes, il est question de poursuivre et de développer les productions "bio" (ETBE, Bio T'fuel...), mais tout cela ne fait pas un projet apte à permettre aux ouvriers de l'industrie qui travaillent sur le site de voir l'avenir avec une certaine sérénité...

Je pense que les responsables de Total ont compris les messages et qu'ils pourront en discuter très prochainement avec l'intersyndicale lors d'une réunion à laquelle participera un "conciliateur" en la personne de M. Markey, le directeur régional du travail. Il sera vraisemblablement question également des sous-traitants. Les intervenants économiques dunkerquois ont ainsi rappelé toute l'importance de la raffinerie sur le tissu de la sous-traitance dont le nombre de salariés demeure encore assez flou.

J'ai également insisté sur ce point en parlant des sous-traitants certes directs mais également de toutes les activités induites par la raffinerie, activités qui font l'économie d'une agglomération.






Le reportage passé sur France 3 à l'issue de cette première table ronde

jeudi 11 mars 2010, à 15:02

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Commentaires

1. Le vendredi 12 mars 2010 à 16:52, par Patrice

Vous avez raison de réclamé un maintien industrielle du site de Total. Ces balourds qui ont su faire des millions de bénéfice peuvent pas laisser tombé les Totals. Il faut qu'ils prennent leur resposabilités et qu'ils asument. C'est quoi ça tu prends l'oseille et tire toi. Et les gars sur place? et les soustraitants et le port. On doit crever parce que Total a décidé de plus faire de la raffinerie. je vous ai vu à Total et aussi vos collègues. C'est bien d'avoir fait ça et de nous aider. Mais faudra rester avec nous après et nous aidér encore. Je sais bien que vous allez le faire mais dites le dans les hautes sphére et rabaisser leur grand caquet.

2. Le vendredi 12 mars 2010 à 18:22, par Thomas Bouckenove

Michel, laisse toi pousser la moustache tu auras plus l'air de gauche.... (aller, un peu d'humour ça fait du bien..)

Pour le reste:
halte au chantage à l'emploi:
ON NE VEUT PAS D'UN TERMINAL METHANIER AU CLIPPON...

Il faut EXIGER de TOTAL des investissements dans le développements des énergies renouvelables, ils nous DOIVENT ça après avoir pollué les dunkerquois pendant tant d'années...
un point c'est tout...


Réponse de Michel Delebarre le samedi 13 mars 2010 à 10:32

Pour ce qui est de la moustache, chez Total, ils savent faire aussi. M. de Margerie, PDG de Total a une très belle moustache. Pas sûr qu'il soit foncièrement à gauche...

3. Le samedi 13 mars 2010 à 15:26, par Gaétan

Salut Président,
J'espère que lors de la table ronde tu as rappelé au Préfet et aux représentants du groupe Total que le terminal méthanier n'avait rien à faire dans le projet pour le site Total puisqu'il était prévu avant. Et pour reprendre tes paroles ce serait tromper les dunkerquois de dire le contraire et l'inclure.
Je voudrais aussi te poser quelques questions :
- Quel a été le contenu de la discussion que tu as eu avec M. de Margerie, PDG de Total, quand tu l'as rencontré à la défense la veille de la manifestation place Jean Bart?
- Que feras-tu de la pièce de pompe qui t'a été confiée par les salariés de Total lors de la table ronde?
- Trouves-tu normal que le Président de la commission économique de la région n'ai pas pu participer à la table ronde. Je remarque de celui de la CUD t'accompagnait, ce qui est normal, ce sont les élus qui doivent s'engager?
- Les villes de Saint Pol sur Mer, Grande-Synthe et Coudekerque-Branche se sont montrées solidaires et ont pris position peut-on espérer que la Dunkerque et la CUD feront de même?

Ce sont tous unis population, élus et salariés que nous ferons reculer Total sur sa prétention de délocaliser car il ne s'agit de rien d'autre quelques soient leurs déclarations.

Réponse de Michel Delebarre le lundi 15 mars 2010 à 14:57

Je suis prêt à répondre à toutes les questions pour peu qu'elles soient basées sur des réalités... Ainsi puis-je te dire que je n'ai jamais rencontré M. de Margerie dans le cadre de ce conflit, lors de ces dernières semaines ou mois. Donc je vais être en difficulté de te rapporter des propos qui n'existent pas...

C'est le préfet de région qui a convoqué la première table ronde et il m'apparaît assez normal qu'il préfère ne pas ouvrir ses portes à des candidats en campagne ou membres actuels du conseil régional en cours de renouvellement. Pour autant, le conseil régional était présent représenté par le directeur du développement. Le préfet indique qu'il invitera les "politiques" du conseil régional après le scrutin ce qui me semble normal.

Enfin, pour ce qui est de l'engagement de la Ville de Dunkerque et de la CUD, je te rappelle que nous tenons ce vendredi 19 à 18 h une réunion extraordinaire du conseil communautaire et du conseil de développement dont sortira vraisemblablement une résolution qui sera adoptée au prochain conseil. Par ailleurs, la Ville de Dunkerque sera également présente sur le front du soutien comme elle l'est depuis le début du conflit.

4. Le dimanche 14 mars 2010 à 12:01, par Thomas Bouckenove

Et pour le fond de mon intervention ???...

Réponse de Michel Delebarre le lundi 15 mars 2010 à 14:48

Le terminal méthanier n'a rien à voir avec le projet industriel alternatif qui doit être proposé par Total. Le terminal méthanier est nécessaire à la poursuite du développement économique et énergétique du Dunkerquois mais il n'est qu'une possibilité d'investissement pour Total, pas une alternative au raffinage.
Le terminal méthanier est nécessaire, pas obligatoirement pour le nombre d'emplois créés pour sa "gestion", mais pour l'activité qu'il créera que ce soit au niveau du trafic portuaire ou pour sa construction.
Maintenant que Total puisse profiter de sa restructuration de la raffinerie pour promouvoir des énergies renouvelables, je suis à 100% favorable.

5. Le mardi 16 mars 2010 à 13:20, par Thomas Bouckenove

ça a absolument à voir avec le terminal méthanier, puisque d'un coup il est présenté comme une certitude, alors qu'il n'était encore qu'hypothétique...

Le score d'europe écologie devrait vous faire réfléchir et vous faire continuer sur votre lancée quand vous aviez commencé à virer votre cuti au moment de la suppression de la taxe professionnelle..

Pour les énergies renouvelables, dont acte, mais il faudrait pê pousser un peu total au fesse me semble-t-il...

Réponse de Michel Delebarre le mardi 16 mars 2010 à 17:02

Ce que vous considérez comme un "virage de cutie" était une provocation devant les Jeunes dirigeants lors d'un des mardis organisés par le CJD et où vous étiez visiblement présent... Je l'avais bien signalé... Je dis et répète que le terminal méthanier et Total n'ont pas grand-chose à voir dans le sens où Total se greffe sur un dossier qui est géré depuis plus de deux ans sans le grand groupe international.

6. Le mardi 16 mars 2010 à 19:38, par Le Grand

Pour Information

Total nous signale que la consommation est en baisse


16 mars 2010, 11h36
Shell gonfle ses réserves et veut augmenter sa production de 11% d'ici 2012, et supprime 1.000 emplois de plus


Le géant pétrolier britannique Royal Dutch Shell a dit mardi qu'il comptait augmenter sa production d'hydrocarbures de 11% d'ici à 2012, et s'est dit confiant sur ses perspectives à long terme, après une année 2009 marquée par un taux de renouvellement record de ses réserves.

Le groupe, dans sa présentation annuelle de stratégie, a dit qu'il pensait porter sa production d'hydrocarbures (pétrole et gaz) à 3,5 millions de barils par jour (mbep/j) en 2012, soit 11% de plus qu'en 2009.

Cette prévision est conforme à l'objectif précédemment annoncé par le groupe d'une hausse de sa production de 2 à 3% par an en moyenne.

A plus long terme, Shell s'est dit "confiant" quant à ses perspectives de croissance, indiquant qu'il était en train d'évaluer 35 projets d'exploration et de production, correspondant à des gisements contenant quelque 8 milliards de barils équivalent pétrole, de quoi assurer une hausse de sa production jusqu'en 2020.

Le groupe s'est par ailleurs félicité d'une performance record en matière d'exploration l'an dernier.

Shell a en effet ajouté à ses réserves un total de 3,4 milliards de barils d'hydrocarbures. En déduisant la production de l'an dernier (1,2 milliard de barils), ses réserves nettes prouvées ont grimpé de 2,2 milliards, à 14,1 milliards de barils. Cela représente un taux de remplacement des réserves de 288%, un record pour la compagnie britannique.

Le géant pétrolier a aussi annoncé qu'il allait supprimer 1.000 emplois supplémentaires d'ici la fin 2011, soit 1% de ses effectifs, en plus des 1.000 suppressions déjà prévues cette année, dans le cadre de son plan de restructuration.

Le groupe a expliqué qu'il comptait supprimer en tout 2.000 postes d'ici la fin de l'année prochaine.

Le géant pétrolier avait déjà annoncé début février, à l'occasion de ses résultats annuels, qu'il supprimerait 1.000 emplois cette année, après avoir déjà réduit ses effectifs de 5.000 personnes l'an dernier, dans le cadre de son plan de restructuration lancé en 2009.

"Le groupe est devenu trop compliqué et trop lent à réagir, par rapport à ce que nous aimerions. C'est pourquoi nous devons nous affûter" et "nous devons en faire plus pour réduire nos coûts et améliorer nos performances", a justifié le directeur général, Peter Voser, cité dans un communiqué.

Le groupe, qui emploie autour de 100.000 personnes dans le monde, n'a pas précisé quels sites seraient affectés par ces suppressions de postes supplémentaires.

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