L’Education Nationale emboite le pas de la contestation
A seulement deux jours du premier tour des élections régionales, les conflits sociaux ne cessent de se multiplier poussant chaque jour des milliers de personnes à manifester leurs craintes et leur opposition dans les rues de France. La simple annonce d’une «pause» des réformes gouvernementales au second semestre 2011 ne suffira pas à calmer ce mécontentement grandissant. Il en va pour le gouvernement de revoir sa copie.
Rares sont désormais les secteurs, publics comme privés, encore épargnés par la grogne. Professionnels de santé, juges et avocats, personnels de crèches, médecins généralistes, infirmiers, salariés des transports en commun, salariés de l'industrie, la liste est longue et semble s’étoffer de jour en jour. En ce vendredi 12 mars 2010, c’est l’Education nationale, au travers des collèges et des lycées, qui est descendu dans les rues. Bon nombre de professeurs et de parents d’élèves dunkerquois ont ainsi battu le pavé Lillois, lieu-dit du rectorat.
Ils ont tout mon soutien dans leur "combat" et je ne manque d'ailleurs pas de multiplier les interventions auprès des instances académiques afin de les sensibiliser aux graves problèmes posés par les suppressions de postes conséquences d'une politique éducative qui marche sur la tête.
Ils sont des centaines, professeurs et parents d’élèves dunkerquois, à s’inquiéter de l’avenir de nos jeunes générations à l’heure où le gouvernement s’entête à poursuivre des réformes toutes plus incohérentes les unes que les autres avec pour seul tropisme l’exigence économique.
Réforme du lycée, baisse des dotations globales horaires, suppression de postes, etc., autant de mesures qui touchent profondément le système éducatif dunkerquois. Sans que ne soit pris en compte la réalité des besoins, ce sont des dizaines d’heures de cours qui se voient tout bonnement supprimées au détriment de la qualité de la formation octroyée à nos jeunes dunkerquois. Le collège Paul-Machy à Rosendaël perd ainsi 35 heures de postes, le collège Guilleminot à Dunkerque 68 heures, les lycées Jean-Bart et Angellier perdent cinq postes d’enseignants, tandis que le lycée Guy-Debeyre à Dunkerque en perd cinq et demi. C'est tout bonnement insupportable !
Comment demain, collèges et lycées, pourront-ils continuer à assurer un service public de l’éducation de qualité quand, dans le même temps, ils ne cessent de voir leurs moyens se réduire de manière drastique? Cette incapacité à entendre les attentes de la communauté éducative est d’autant plus préoccupante que l’école a effectivement besoin de changements. Mais encore faut-il que cette réforme soit le fruit d’une étude concertée, réfléchie et adaptée à la situation de notre système éducatif.
L’éducation de nos enfants vaut bien plus que la simple logique comptable que le gouvernement cherche à lui appliquer. L’avenir de notre pays tout entier s’y trouve engagé. C’est en ce sens que j’ai souhaité intervenir à plusieurs reprises auprès du rectorat de Lille, soulignant de fait l’incohérence des décisions prises et signifiant par la même occasion mon entier soutien à la communauté éducative dunkerquoise. J’attends vivement une prise de position positive de la part des responsables académiques...
samedi 13 mars 2010, à 10:26
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Commentaires
1. Le samedi 13 mars 2010 à 22:10, par bernard
2. Le lundi 15 mars 2010 à 15:59, par douglas
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